Lourdeur : aussi connue sous le nom de RELAXE!

Depuis le Parlement jeunesse pancanadien, j’ai un espèce de pression qui me tire constemment vers le sol. C’est étrange… au début, ça me frappait tout d’un coup, mais la lourdeur repartait au bout d’une minute. Peu à peu, cette pression-imaginez-vous que la gravité est cinq fois plus forte que d’habitude- est devenue constante. Je me sentais toujours physiquement épuisée, sauf que je résistait sans mal de sombrer dans le plancher. Pourtant, à l’école, j’avais commencé à me reposer la tête sur le pupitre tellement elle me semblait gigantesque… bientôt, je ne passerais littéralement pas à travers du cadre de porte.

Au bout d’une semaine, la gravité excessive était rendue tellement flagrante, tellement palpable que j’ai dut me coucher par terre, me mettre en foetus au beau milieu d’une présentation orale. Je sais! C’est tellement étrange, puisque c’est quelque chose qui ne m’était jamais arrivé avant: ce n’était pas le même genre de pression qu’amène la fatigue après un entraînement de course, ni même la lourdeur que l’on ressent après une grosse déception. Je ne tenais même plus mon crayon droit, il me fallait reposer mon bras à mes côtés: la pression se faisait tellement intense que cela était douloureux de le laisser gisser sur mon pupitre! Ce jour-là, j’ai décidé que tout ça ne pouvait pas être seulement dans ma tête, seulement mental parce que je n’arrêtais pas d’y penser, c’était une immense distraction qui m’avait déjà nuit pendant sept jours. J’en ai donc parlé à une infirmière, qui m’a conseillé d’aller immédiatement à l’urgence: peut-être étais-je infectée par la méningite?

Pourtant, lorsque j’ai expliqué mes symptomes une fois rendue à l’urgence, on m’a regardé avec un air perplexe tout en me prescrivant une attente de six heures. Laissez-donc faire, j’ai dit, on irait à la clinique le lendememain matin.

Donc, les petits tests de réflexe qui font sursauter la jambe, la languette de bois dans la bouche et fais “Aaaaaah” et le tâtage de glande n’a rien donné: ça a confirmé que tout allait bien, qu’il n’y avait aucun signe de problèmes de santé.

Et puis, je me suis rendue compte que mon sac à dos rempli de 9028456 manuels de ci et de ça que j’apportais partout avec moi ne pouvais pas aider ma cause. C’est à ce moment que je me suis dite: Mais mon dieu! Je ressens littéralement la pression de mes cours, de mes engagements de mon horaire, de mes attentes, de leurs attentes! Le plus j’y pense, le plus ça a du sens. Je la sens tellement, la pression, qu’elle se manifeste sur mon corps, mon mental prends les dessus du control de toute ma personne… c’est épeurant.

Et pourtant, mes amis, depuis que je me suis admis cela, je ne la sens plus, et même, je travaille mieux. Pis, ça, la méningite?

~ par 5et5 le 25 janvier, 2008.

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